Culture portoricaine

La culture portoricaine naît de la rencontre entre l'héritage taïno, plus de quatre siècles de colonisation espagnole, l'apport des populations africaines déportées et un rattachement aux États-Unis qui dure depuis 1898. Cette histoire a produit une identité singulière, qui se dit en espagnol tout en évoluant dans un cadre institutionnel américain. Elle s'entend dans la musique, de la bomba des plantations au reggaeton des quartiers de San Juan, se goûte dans une cuisine créole construite autour du plantain, du riz et du cochon, et se vit dans un calendrier de fêtes qui court presque sans interruption de novembre à janvier. Les arts plastiques, la littérature et l'architecture reviennent sans cesse à la même question, celle de la place de l'île entre les Caraïbes et le continent nord-américain. La religion catholique, désormais concurrencée par les Églises évangéliques, structure encore une part des rythmes collectifs. La famille élargie et la solidarité de quartier restent des valeurs centrales, comme l'ont montré les mois qui ont suivi l'ouragan Maria en 2017. La diaspora, plus nombreuse que la population de l'île elle-même, entretient enfin des échanges permanents entre les deux rives et renouvelle cette culture d'année en année.