La création d'une entreprise à Porto Rico obéit à un droit des sociétés proche de celui des États continentaux, tandis que l'immatriculation, les licences et une grande partie de la fiscalité relèvent de l'administration locale. La résidence sur l'île n'est pas exigée pour constituer une société.
La loi générale des sociétés de 2009 propose principalement la corporation, comparable à la société anonyme, et la compañía de responsabilidad limitada, équivalente à la société à responsabilité limitée. Les formes plus simples comprennent l'entreprise individuelle et la société de personnes. Une société constituée hors du territoire obtient une autorisation avant d'y exercer.
Le registre des sociétés est tenu par le département d'État de Porto Rico, qui reçoit les statuts par voie électronique et délivre le certificat d'existence. Chaque société désigne un agent résident sur le territoire, puis dépose un rapport annuel accompagné d'un droit fixe. Le défaut de dépôt conduit à la radiation.
Une entreprise obtient un numéro d'identification fédéral auprès de l'administration fiscale américaine et s'inscrit au registre des commerçants du département des finances local. Elle dépose ensuite une déclaration annuelle de revenus à Porto Rico, collecte la taxe sur les ventes de 11,5 % et retient sur les salaires les cotisations sociales fédérales.
Chaque municipalité perçoit une patente assise sur le chiffre d'affaires et délivre les autorisations d'exploitation. Les permis de construction, d'usage et d'environnement passent par le guichet unique territorial. Les activités réglementées, dont la restauration, la santé et l'hébergement touristique, supposent des agréments spécifiques.
La nationalité ne fait obstacle ni à la détention du capital ni à la direction d'une société portoricaine. Un ressortissant étranger a néanmoins besoin d'un visa américain adapté pour travailler sur place, la législation fédérale sur l'immigration s'appliquant intégralement. L'ouverture d'un compte bancaire local suppose des justificatifs d'identité et d'activité substantiels, les banques appliquant les règles américaines de lutte contre le blanchiment.